les pauvres. De la pluie pour le tournoi de fin d'année.

les pauvres. De la pluie pour le tournoi de fin d'année.

Alexandre Jardin est décidément un cinglé. Une sorte d'obsédé du romantisme absolu et passionnel, vantant ces mérites amoureux aux grands jours et sachant décrire une "étreinte amoureuse", sans pour autant quitter le "feu de l'action". Il plairait à ma prof d'histoire, on ne peut vraiment pas l'accuser d'être misogyne. Vraiment, je l'aime.



LIBERACION DE INGRID BETANCOURT !

Presque sept ans, qu'elle est enfermée. En sept ans, un monde change. Un nouveau président, de nouvelles technologies, de nouvelles modes, des enfants devenus adultes. Un beau discours du président adoré pour couronner son retour. Et n'oublions pas, que sa libération s'est faite lors d'une opération sans armes : un beau progrès sur le chemin de la paix et de la liberté. Mais s'il existe encore un point négatif, c'est celui des autres otages. Ingrid Betancourt libérée, c'est de l'espoir pour chacun des deux mille otages encore prisonniers des FARCS, sans oublier ceux du monde entier; dans des pays où les libertés d'agir et de penser sont encore hélas bafouées.



Petite visite au collège jeudi et mardi, ça fait bien plaisir de revoir tout le monde, et puis même si on a pas eu droit à OSS 117, on a eu droit au one man show de miss St Cloud !
Oh et puis c'est la fin de Big Band ... Et ça faisait quinze ans que ça existait. Alors plutôt que de traîner nos guenilles, c'est la transformation en Medium Band. Et Laurent m'a proposé d'y jouer... Faut croire qu'on s'y attache, finalement, à ces flûtistes. En fait, j'ai une raison plus valable : même pour un Medium Band, il n'y aura pas grand monde.

Un ptit passage d'un tout neuf roman, ou l'amoureux de la féminité explique la mort d'un de ces premiers amours :

Et puis un jour, à vingt-trois ans, Milou a décrit sa mort sur un cahier
et s'est éteinte, littéralement tuée par sa prose : vivre son amour ou
périr, elle ne voyait pas d'autres termes à l'alternative. Les médecins
ont voulu croire qu'elle souffrait d'un mot en latin. Sa mère, pâle de vrai
malheur, m'a remis ses cahiers ainsi que le bristol avec lequel elle
avait dormi tant de nuits.
La tendre Milou est de celle qui m'ont vacciné contre la tentation d'être
écrivain, et, surtout, de vivre l'amour par des textes. Je resterai toujours
un farceur, méfiant à l'odeur du fumet lyrique des mots. L'exemple
inquiétant de mes parents m'a immunisé contre cette impasse. Au
fond, je ne fais confiance qu'au réel. Il ne faut pas croire aux livres.

Chaque femme est un roman - Alexandre Jardin
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 07:54
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 10:53

VACANCES !

 VACANCES !

Eh
oui enfin, enfin enfin les vacances ! Ça fait plaisir !
Héhéhé il va y avoir du monde à la maison, je crois :p
Émilie et Lucie sont déjà venues dans ma ptite piscine (28°C !), il reste plus que ........[...]......... à inviter et puis demain on emmène les papy-mamie faire du roller, dimanche c'est les 52 kilomètres de la Tram', et puis ensuite, on retourne voir les ptits profs chéris, puisque jusqu'à présent, nous n'étions pas les bienvenus (merci l'oiseau).
Certainement un bowling la semaine prochaine, peut-être une journée cheval chez Marion, aujourd'hui deux heures de cours de flûte prolongées par le dernier concert du Big Band ...
Donc début de vacances bien chargées, mais on s'ennuie dès qu'il n'y a plus personne à la maison.




photo : La princesse et les croques notes,
Fimu 2008. j'aime trop
le petit rayon éblouissant
de l'accordéon.


# Posté le mercredi 25 juin 2008 05:42

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
Autant dire que le rendez-vous était terrible, pour un coup mon père disait rien du tout. Il devait être hypnotisé par mon 9 de moyenne en physique. Et puis évidement, le prof de français qui débarque et qui en remet une couche...

du nouveau

Alors, l'année prochaine, est-ce que je choisis HIDA, pourrais-je m'inscrire enfin au hand avec Coline, à l'As ? Est-ce que je vais jouer à Danjoutin, ou est-ce que je reste dans les ruines du Big Band ? Et je ne pourrais pas faire les deux ? Oh vivement la fin de l'année, plus que deux jours, et on pourra revoir nos ptits profs chéris !





Le poème préféré de ma mère :p


C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit; C'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.


Le dormeur du val - Arthur Rimbaud



# Posté le dimanche 15 juin 2008 13:06

Tout ce qui vivait, tout ce qui souffrait, l'emplissait d'une tendresse active, d'une effusion de soin et de caresses. (E. Z.)

Tout ce qui vivait, tout ce qui souffrait, l'emplissait d'une tendresse active, d'une effusion de soin et de caresses. (E. Z.)

"Mais sois compréhensible ! On est encore tes parents ! Je suis pas un vieux con! " Je ne l'ai jamais dit, peut-être jamais pensé, mais si vous aussi, vous metteriez la main à l'esprit et admetteriez qu'on PEUT changer ?

Je n'aurais jamais dû me plier à ses choix. J'aurais dû prendre arts plastiques, ne pas écouter ce père qui n'a aucun respect pour l'art de quelque forme qu'il soit, et encore moins cette principale qui je le sais, agissait sous "ses conseils", aller au Condorcet, et puis ... Choisir ? Mais aurais-je seulement pu ?
C'était pour lui écrit dans l'histoire, je devais être une scientifique. Il rêvait d'une entrée à la Sorbonne, un master en microtechnique ou en astrophysique, suivi d'un emploi à l'ESA ou quelque chose de même genre ...
Oh et puis. Toutes ces histoires pour si peu de choses. Et de se dire qu'il y a en se moment des Hommes qui meurent de faim, des enfants qui se battent, d'autres qui n'ont pas de toit un peu partout dans le monde...
J'aurais voulu le courage d'Emile. J'aurais voulu la détermination de Lucie. Mais je ne les ai pas. La seule chose que j'ai su faire, c'est de pleurer. Parce que si je ne change pas, il parait que j'irai en pension. Ou bien dans le privé. Ai-je tant changé ? Il paraît que je suis égoiste, méchante, que j'ai un sale regard haineux, et que je ne les aide jamais ... C'est un sacré paradoxe ... Qu'ils me connaissent mal.



Allez ;un belle petite découverte dans le livre de français.

Puisque l'oiseau de bois voltige et chante encore
Sur la branche où ses oeufs sont brisés dans le nid;
Puisque la fleur des champs entr'ouverte à l'aurore,
Voyant sur la pelouse une autre fleur éclore,
S'incline sans murmure et tombe ave la nuit,

Puisqu'au fond des forêts, sous les toits de verdure,
On entend le bois mort craquer dans le sentier,
Et puisqu'en traversant l'immortelle natur,
L'homme n'a su trouver de science qui dure,
Que de marcher toujours et toujours oublier ;

Puisque, jusqu'aux rochers, tout se change en poussière;
Puisque tout meurt ce soir pour revivre demain;
Puisque c'est un engrais que le meutre et la guerre;
Puisque sur une tombe on voit sortir de terre
Le brin d'herbe sacré qui nous donne le pain
[...]
Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore,
Coeur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé.
Aime et tu renaîtras; fait-toi fleur pour éclore.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.

Extrait de "Nuit d'Août - Afred De Musset
# Posté le mercredi 11 juin 2008 06:03

3° prix international pour l'orchestre d'harmonie d'Héricourt. C'est Adrien qui va être content !

3° prix international pour l'orchestre d'harmonie d'Héricourt. C'est Adrien qui va être content !
Première baignade dans la piscine ! Un mois après la date habituelle, mais ça fait du bien, tout de même. Avez-vous déjà écrit tous les mots qui vous passent par la tête en cet instant ? arbre-pluie-nuit-soleil-syllepsophilie-nuages-harmonie-journal-bureau-barometrie-pompe à chaleur-dedans-impôts-pétrole-misère-pleurer-noble-tête-carton-patate-cinq-amour-neige-absolument-aube-sueños-balayer-latin-médecin-herbe-cosmos-citoyen-craaac-tour-misère-colère-parole-Airbus-champs-triomphe-liberté-branche-coeur-marguerite-vache-tacher-bleu-poissons-guerre-jaquette-payer-recherche-auto-vélo-forêt-épouvante-lupin-sinistre-menthe-Birdland.


Bon. Quelque chose d'un peu plus seyant.

Cimourdain était une conscience pure, mais sombre. Il avait en lui l'absolu.
Il avait été prêtre, ce qui est grave. L'homme peut, comme le ciel, avoir
une sérénité noire; il suffit que quelque chose fasse en lui la nuit.
La prêtrise avait fait la nuit dans Cimourdain. Qui a été prêtre l'est.
Ce qui fait la nuit en laisser en nous les étoiles. Cimourdain était plein
de vertus et de vérités, mais qui brillaient dans les ténèbres.[...]
Prêtre, il avait, par orgueil, hasard ou hauteur d'âme, observé ses veux ;
mais il n'avait pu garder sa croyance. La science avait démoli sa foi ; le dogme
s'était évanoui en lui.Alors s'examinant, il s'était senti mutilé,et, ne pouvant
se défaire prêtre, il avait travaillé à se refaire homme, mais d'une façon austère;
on lui avait ôté la famille, il avait adopté la patrie; on lui avait refusé une femme,
il avait épousé l'humanité. Cette plénitude énorme, au fond, c'est le vide.
Ses parents, paysans, en le faisant prêtre, avaient voulu le faire sortir du peuple ;
il était rentré dans le peuple. Et il y était rentré passionnément.
Il regardait les souffrants avec une tendresse redoutable.
De prêtre, il était devenu philosophe, et de philosophe, athlète. Louis XVI vivait encore
que déjà Cimourdain se sentait vaguement républicain. De quelle république ?
De la république de Platon, peut-être, et peut-être aussi de la république de Dracon.

Quatrevingt-treize - Victor Hugo
# Posté le mardi 03 juin 2008 08:37
Modifié le mardi 03 juin 2008 08:48